La solidité et l’avenir d’une entreprise dépendent essentiellement des fonds que vous réussirez à apporter lors de sa création.
Apport personnel, épargne, primes, subventions, exonérations, prêts, etc…
Attachez-vous à identifier les dispositifs mis en place en faveur des créateurs d’entreprise.

Plus votre apport personnel et vos garanties seront importants, plus votre capacité d’emprunt augmentera. N’hésitez pas à solliciter vos proches (love money), faites appel au crowdfunding (financement participatif qui utilise internet comme canal de mise en relation) ou demandez à une plateforme initiative un prêt d’honneur (sans intérêt ni garantie, vous vous engagez sur l’honneur à le rembourser sur une période allant de deux à cinq ans).
Vous pouvez aussi faire appel à un Business Angel (voir notre article « comment financer un fonds de commerce ») prêt à investir dans des start-up ou à des fonds de capital-risque qui investiront dans votre entreprise, si son potentiel de croissance est élevé à moyen terme.
Une fois cette mise de fonds réunie, vous pouvez solliciter votre banque pour le financement de votre entreprise. Nous parlons ici de banque "traditionelle" et non de néo-banque.

En tant que professionnel, vous avez des besoins particuliers et spécialement en termes de financement. C’est pourquoi un prêt spécifique vous est destiné : il s’agit du prêt professionnel.
Il recouvre essentiellement trois types de prêts distincts que sont le prêt classique, l’affacturage et le leasing (l’affacturage n’étant pas assuré par une banque traditionnelle, nous ne l’évoquerons pas dans cet article).

Qu’est-ce que le Prêt Professionnel ?

Également appelé Crédit Entreprise, il ne s’adresse qu’aux professionnels en tant que tels, c’est-à-dire les artisans, les commerçants, les professions libérales, les agriculteurs, les associations, les auto-entrepreneurs et les micro-entrepreneurs.
Un crédit professionnel peut servir à financer un investissement corporel ou incorporel, mais doit être destiné à un usage strictement professionnel (matériel, véhicule, locaux, besoins en fonds de roulement, etc…).
La durée du prêt professionnel varie entre 2 et 15 ans : la capacité de financement de l’emprunteur peut atteindre, dans certains cas, la totalité du montant emprunté.
La périodicité du remboursement du prêt professionnel est, comme le prêt aux particuliers, souvent mensuelle ; mais à la demande de l’entreprise, la périodicité peut être rendue trimestrielle ou semestrielle (voire même annuelle, plus exceptionnellement).
Enfin, le taux du prêt professionnel peut, comme pour les particuliers, être un taux fixe (des mensualités constantes durant toute la durée du prêt) ou variable (le taux varie selon un indice de référence et à fréquence préalablement déterminée).


Que financer avec le Prêt Professionnel ?


Les besoins de financement des entreprises sont très différents des besoins des particuliers, notamment par les montants qu’ils impliquent.
Les professionnels peuvent solliciter un prêt pour financer des besoins en trésorerie, des besoins en équipements ou des besoins immobiliers :
-    Les besoins en trésorerie correspondent aux fonds nécessaires à l’activité de l’entreprise, au sens large. Financer le fonds de roulement, par exemple, racheter des titres de propriété sur le capital d’une entreprise (parts sociales), etc…
-    Les besoins en équipement incluent les besoins en matériels, nécessaires au professionnel pour exercer son activité (voitures, matériels, équipements informatique, etc…)
-    Les besoins immobiliers sont des besoins « en immeuble », des besoins de locaux auxquels doit répondre le professionnel pour créer ou agrandir son entreprise (locaux commerciaux, bureaux, entrepôts, travaux d’aménagement, etc…)
Enfin, le crédit professionnel peut financer l’informatisation de l’outil de travail de l’entreprise


Les différents types de financement professionnel


Comme vu précédemment, derrière le terme de prêt professionnel on entend plusieurs types de prêt tels que le crédit professionnel, l’affacturage ou le leasing (l’affacturage n’étant pas assuré par une banque traditionnelle, nous ne l’évoquerons pas dans cet article)
 

le prêt amortissable (crédit bancaire classique)

Le crédit professionnel s’entend de manière assez semblable au crédit souscrit par les particuliers.
Cependant, il présente des conditions plus ou moins avantageuses car le professionnel peut être amené à fournir un apport personnel de plus de 20 %, en particulier dans le cadre d’une création ou d’une reprise d’entreprise.
 

la ligne de crédit

L’entrepreneur dispose d’une certaine somme permanente de fonds, renouvelable grâce à des remboursements réguliers.
 

le rachat de crédits

Il s’agit de regrouper tous les crédits en cours en un seul et même prêt, avec une durée de remboursement plus longue mais un taux réduit.
 

la facilité de caisse - le découvert

Certains crédits se cachent également sous d’autres appellations : en effet, la facilité de caisse ou le découvert favorisent la flexibilité de l’entreprise et peuvent assurer son fonds de roulement sur une période déterminée.
 

le leasing

Même si le leasing est connu des particuliers à travers le milieu des concessions automobiles, ce principe est plus ancien pour les professionnels.
Le principe du leasing est de permettre à un professionnel de bénéficier d’un équipement qu’il n’aurait pas pu financer à cause de son coût trop élevé.
Un organisme financier, qui peut être une banque, est acquéreur du matériel à la place de l’entreprise et lui en accorde la jouissance en échange d’un loyer.
En fin de contrat, l’entrepreneur peut se porter acquéreur de l’équipement en échange du paiement de la valeur résiduelle et en devient propriétaire. Dans le cas contraire, la banque (ou l’organisme financier) a la charge de revendre l’équipement.
Cette formule a l’avantage pour l’entrepreneur de ne pas avoir à assumer les charges qu’implique le fait d’être propriétaire de l’équipement, et de n’être responsable que des frais d’entretien.
 
 
En conclusion, de nombreuses solutions s’offrent à vous pour constituer votre apport lors de la création ou de la reprise d’une entreprise, via votre propre épargne, vos proches et votre entourage, les associations spécifiques, les subventions, les sociétés spécialisées dans l’investissement dans les jeunes entreprises, etc…
Mais la plupart du temps, pour asseoir votre entreprise et la pérenniser, vous aurez besoin de recourir à un prêt bancaire et aux différentes facilités que votre banque pourra vous proposer. Elles sont nombreuses et peuvent s’adapter à vos besoins et au profil de votre société.
Notre conseil : soyez méticuleux, préparez au mieux votre dossier et la manière dont vous exposerez votre projet, et vous augmenterez les chances d’emporter la confiance de votre interlocuteur.